Mon témoignage

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11 Thoughts on “Mon témoignage

  1. CHAVANNE BERNARD ET GENEVIEVE FRANCE on février 22, 2014 at 11:41 said:

    Un jour, au CREC, lors d’un jeu où chacun devait dire les deux mots qui lui tenaient le plus à coeur, tu avais choisi les mots JOIE et LIBERTE.

    La JOIE qui est, selon Paul Claudel, « le premier mot et le dernier mot de tout l’Evangile ».

    La LIBERTE, ce mot qui t’allait si bien, toi qui fuyait tous les embrigadements et invitait chacun à être « missionnaire par sa liberté ».

    Merci, Pierre, pour ce message d’une étonnante actualité.

  2. CHARTIER JEAN PAUL FRANCE on février 23, 2014 at 11:31 said:

    Pierre Babin a fait partie de ces prêtres qui dans les années 50 ont permis à des adolescents à la dérive de s’en sortir, grâce à un christianisme au-delà des frontières. Je citerai parmi eux Gabriel Matagrin, futur évêque de Grenoble (« l’église doit se reconvertir !), Georges Riser et Etienne Daurel.
    Pierre Babin avait une capacité d’accueil et d’écoute tout à fait particulière qui consistait à accepter l’autre sans jamais affirmer son propre point de vue. Tout est entendable et en tout cas fait partie du monde. Et par conséquent doit être pris en compte. Il s’était mis à l’écoute du Monde contemporain. Mais cette écoute face aux jeunes en difficultés a fini par le dérouter lui-même, tant il a perçu l’abîme de leur mal être psychique.
    Pour calmer son inquiétude il a cherché du côté de la psychanalyse qui,au lieu de l’écouter a voulu lui fourguer son idéologie d’une manière intempestive. Aussi a-t-il changé son fusil d’épaule.
    Il n’est en rien responsable de mon athéisme alors qu’il faisait de la religion l’ébauche, si ce n’est la réalité d’une sorte de paradis qui devait commencer sur terre. Paradis d’empathie et de compréhension dont il est devenu un véritable prophète.
    Nos chemins se sont séparés mais nous ne sommes jamais quittés.
    La psychanalyse (avec l’art) est devenue ma nouvelle religion.
    Chacun a respecté la sienne. Il avait lui le droit de se moquer, le plus souvent avec humour. Nous savions mutuellement qu’il y avait un point où nous ne pouvions plus nous rencontrer mais ça n’avait aucune importance. Nous avions du moins conservé une entente fondamentale : les idées ne faisaient pas le monde. Pire même, comme le disait Edgar Morin, il valait mieux s’en méfier dans la mesure où elles se prenaient pour plus réelles que le réel.
    Un communiquant formidable qui se méfiait donc des idées et leur opposait, prière, foi, rencontre.
    Il aimait me faire jouer le rôle de l’athée de service toujours convenable, voire de Belzebuth. Comme lors de son jubilée où, dans ce rôle, j’avais pu dire qu’il avait fasciné les foules pendant cinquante ans , qu’il voulait en reprendre pour cinquante ans et que ça suffisait comme ça.
    Une théologie étonnant nimbée de psychanalyse, malgré tout. Une théologie qu’en tant que psychanalyste je ne désavouerai pas : « l’inconscient de Dieu c’est le Diable ! »
    J’en ai fait un poème pas tout à fait innocent. Je continue de penser qu’il y a là un terreau formidable mais je ne suis pas sûr qu’il ait développé cette idée pour devenir Docteur honoris causa de l’Université de Bangkok.
    Cela dit sa volonté d’autodidacte forcené le rendait fragile face à toutes sortes de fascinations successives dont celle pour l’Orient a été la plus importante, lui permettait d’oublier le mal. Mal qu’il a dû retrouver quelque part en lui dans une grave crise de conscience dont il nous a parlé à demi-mot avant l’an 2000. Une traversée du désert authentique qui lui a donné plus de présence et de poids.
    Il avait sauvé ma vie psychique à 16 ans. Je n’ai rien pu faire face à la maladie qui l’a frappé, si névrotiquement pourtant…J’ai même manqué sa mort pour des raisons indépendantes de ma volonté et je le regrette.
    Peu de temps avant sa disparition, il disait à mon épouse qui s’était fait opérer un pied : » les uns c’est le pied, les autres c’est la tête. » Un humour ancré dans le réel qui ne l’a en quelque sort jamais quitté.
    Le plus curieux c’est que nous avons pu rester amis jusqu’au bout, non pas malgré une foi différente mais grâce à cette différence qui nous a rendu indépendants l’un de l’autre.
    Malgré, pour ma part, une filiation qui a été déterminante pour ma vie.
    Je l’en remercie.
    Jean Paul Chartier.

  3. YANOGO Dominique on février 24, 2014 at 3:29 said:

    Pierre BABIN est essentiellement pour moi une VISION!
    Une sensibilité qui rejoint et éveille la VOIX INTÉRIEURE, voilà la personnalité que j’ai appris à comprendre, pour devenir davantage le prêtre que je suis pour les hommes et les femmes de ce temps, dès mon IMMERSION au CREC-AVEX à Ecully il y a vingt ans!
    Toi le catéchiste, que ton souffle pénètre nos cœurs, et qu’elles vibrent de Jésus-Christ les âmes en quête d’un SENTIR de l’éternité! Ne dors pas! Que notre vie soit ta paix et ta joie, par ta prière à Dieu dans les mains de Marie! Amen!
    Abbé Dominique YANOGO
    abbedominique@yahoo.fr

  4. SCHMITT Françoise et Gérard FRANCE on février 25, 2014 at 10:10 said:

    MERCI Pierre pour tout ce que tu nous as apporté à nous et à nos enfants , par ta vie par tout ce que tu étais et les nombreuses rencontres que nous avons faites grâce à toi .
    MERCI pour tes liturgies , ton enseignement , la voie symbolique , les repas partagés ……….
    nous ne sommes pas prêts de t’oublier .

  5. BIANCHI Jean FRANCE on février 27, 2014 at 10:19 said:

    Désolé de n’avoir pu tenir le rendez-vous romain du 25 février ! Ayant vécu quelques belles années en proximité immédiate de Pierre Babin et du CREC, j’ai pu mesurer la force jamais fatiguée de ce grand témoin. Comme prêtre, il m’a aidé à repenser ma manière de célébrer et de prêcher. Comme formateur, il m’a ouvert l’accès à un vaste réseau international riche de savoirs et d’expériences.
    Malgré nos différences d’âge et d’orientation intellectuelle, il m’avait fait confiance pour ajouter aux cycles initiaux du parcours Avex un cycle d’initiation au journalisme écrit, et -à l’Université Catholique de Lyon, avec le regretté P. Henri Bourgeois – un cycle de théologie de la
    communication.
    Aussi profondément ancré qu’il fut dans ses propres intuitions, il appréciait se confronter, dans un dialogue d’amitié, à d’autres pensées. et acceptait des collaborations hors du champ dont il avait creusé les sillons. Les pionniers n’ont pas toujours une aussi large vision !

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